« la roue, la selle et le pédalier | Page d'accueil | Kerverous »
13.07.2008
nouvelle note
Brest 92, 2008
Un ver de terre émancipé
rosissait sur le sable
il exhibait sa nudité
pour faire dorer son râble
l'impertinent...
L'hiver s'étonne de ces façons
l'été se maquille dans la loge
mais sur la plage il fait si bon
au soleil d'avril qui dérange
l'impertinent...
Les ailes vives d'un papillon
folâtraient sur la grève
il écarquille ses yeux ronds
quel spectacle de rêve
impertinent
Le ver de terre tombe amoureux
du papillon tout rose
une fête de l'amour heureux
sous un ciel en osmose
l'impertinent...
Au Moulin Blanc l'été suivant
les ailes furent nombreuses
à se croiser au gré des vents
d'une rade fastueuse
Le ver de terre étonné
par sa progéniture
se dit "bon sang, ces nouveau-nés
se sont fait des mâtures"
petits impertinents!
Moralité
Quand un ver prend son pied
méfions-nous des fantasmes
qu’il pourrait provoquer
l'impertinent...
Et pour rester dans l’ambiance des « Jean-Françouais de Nantes… », pourquoi ne pas tester un Picon-bière, voire un « Pencran » ?
Vous ne connaissez pas ? C’est un café arrosé : calva, lambig, armagnac…
Dans le coin, quand on est en voiture, pressé, coincé derrière un tracteur sur une route secondaire, le « Pencran » affiché à l’arrière de la remorque reste gravé dans la mémoire…
16:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note







